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14.06.10.
Magali Langlois : un week end bien difficile…

Un week-end bien difficile

Il fait sacrément lourd dans le fourgon direction Lédenon. Le vent souffle à tout berzingue et Gaby tente de maintenir la caravane dans le droit chemin. 13 h 45 nous attendons gentiment notre tour à l’entrée du circuit puis 20 minutes plus tard sommes autorisés à entrer. La mise en place camping/stand est vite expédiée même si l’arrivage de la magnifique moquette bleue apportée par Peter chamboule un peu la bonne marche de mon Homme si organisé ;o)

Nouveauté pour ce second FSBK de Lédenon nous ne sommes pas 2 mais 3 dans le box. En effet, notre copain Yann Cancade s’est lancé dans l’aventure du Supersport. C’est au guidon de notre petite R6 fraîchement remontée qu’il a décidé de relever ce défi !
Mon Homme a soigné la présentation et notre stand a vraiment fière allure.

Je suis impatiente de rouler demain pour voir si nos réglages réalisés il y a quelques jours ici même me satisfont toujours.

Il fait très beau et chaud en ce vendredi matin. Dés les premiers tours de roue j’ai la banane et sens que le travail accomplit ne l’a pas été en vain. La moto est super saine et très plaisante. Je teste de nouvelles trajs toujours avide de progresser sur ce circuit si technique.
La séance s’achève sur une note très positive.
Pour celle de l’après-midi, c’est au box que je vais la passer la pluie annoncée fait son apparition et vient perturber le bon déroulement de cette journée.

Interlude : (j’ai vu ça dans les mangas japonais alors je fais pareil… Il me manque juste les dessins avec les gros yeux ronds et les larminettes XD)
Et à vous de me dire : « Mais pourquoi tu roules pas sous la flotte à Lédenon ? T’es une caqueuseeeee » et moi de vous répondre : « Par définition, j’aime assez rouler dans ces conditions sauf qu’à Lédenon vu la grande précarité de l’adhérence et le brisage en ordre de carénage et autres nonos qui en découle, si je peux éviter… j’évite ! ;o) » Fin de l’interlude.

Je sais malgré tout que le roulage de demain matin reste «d’essai » et ne me colle pas la pression.
J’ai bien l’intention de remettre les pendules à l’heure après mes déboires de la première course ici en avril dernier.

Ciel bleu et température clémente sont au rendez-vous de ce samedi matin. La piste reste très humide et j’espère que le soleil encore un peu timide ne va pas tarder à corriger tout ça.

10 h 05 nous nous élançons. Je laisse partir les furieux sachant que 40 minutes c’est long ! Je prends la piste et m’applique tout de suite dans mes traj. Je me sens bien et suis stoppée net par un drapeau rouge. Ah ben pour le coup j’aurais même pas eu le temps de faire 1 tour chrono… Je rentre au stand. La chute qui a provoqué ce drapeau fut très impressionnante. Nos équipiers ont même vu la machine montée au sommet des glaces de protection du mur de chrono… Heureusement le pilote s’est relevé, a priori, indemne.

Les minutes s’égrainent et ont nous représente le drapeau vert. Je tourne régulièrement et baisse mes temps. Je suis déjà plus vite qu’en avril, me rapproche des chronos réalisés l’an dernier et retrouve le sourire ! Seul un méchant point de côté survenu après que j’ai repris la piste en fin de séance me coupe un peu dans mon élan.
Je suis maintenant prête à faire péter la poudre cet aprem !

Et c’est reparti ! Cette fois c’est la vraie/vraie qualif celle où on a pas le droit à l’erreur.
Je prends la piste, déglace mes pneus Pirelli tout neuf, m’applique et me fais dépasser proprement par un pilote en rouge. Je tente de prendre sa roue et mes 2 premiers partiels sont très bons. Je rentre dans le Fer à Cheval que je sais être mon point faible et… pose le carter gauche sur le vibreur. La moto part en toupie et finit sa course dans le bac. Je me relève totalement indemne. Aidée des super commissaires, nous la ramenons en sécurité contre le grillage. Le ½ guidon est rompu mais je ne perds pas le nord. Je parviens à extraire le transpondeur et entame mon footing sous le cagnard implacable. La montée avant les stands me parait bien longue mais Baboune m’attend équipé de ma bouteille d’eau.
Je crie à Gaby : « J’ai le transpondeur, vite monte le sur la deuxième moto… » Il me répond désolé : « Tes pneus sont glacés, il ne reste que 9 minutes, tu ne peux pas repartir… » Je suis abasourdie. Je me suis dépouillée pour ramener ce satané transpondeur et échoue si prêt du but. Je me retrouve au fin fond du classement et sais dors et déjà combien la tâche sera ardue demain pour espérer un bon résultat en course.

Il fait déjà très beau en ce dimanche matin. Je me prépare et rejoints la grille. Tout va très bien et le warm-up m’a conforté dans le fait que ma Speedball n’avait subi aucun dommage durant ma petite cabriole d’hier. Je prends un départ très correct et remonte 5 places dès le premier tour. Un pilote que j’avais doublé précédemment me repasse et je sais que ça roue sera bonne à prendre pour poursuivre ma remontée.
J’entame la descente, arrive au freinage de la cuvette et… perd l’avant soudainement… Je me retrouve au sol atterrée… Rien n’est plus frustrant pour un pilote. L’avant a décroché net et sans bavure. 2 fois en 2 jours la coupe est pleine. Je ne me sens pas de tenter des réglages durant la seconde manche au risque de chuter à nouveau. C’est le coeur lourd que Gaby et moi rapportons le transpondeur et déclarons forfait pour la seconde manche.

Un très grand merci à tous mes partenaires, membres de mon équipe et ami(e)s pour leur soutien !
Maintenant je dois penser à la suite, à ce formidable challenge japonais qui m’attend cette année encore.
Je vous donne à tous rendez-vous le 25 juillet 2010 pour les 8 Heures de Suzuka.

Sur info de Magali Langlois #67 en SBK

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