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27 - 29 mars 2020
LE MANS

teams / pilotes, Toutes
01.05.12.
FSBK Nogaro: Cédric Tangre satisfait du potentiel de sa machine

Après un Bol D’or très intéressant mais interrompu sur problèmes mécaniques, nous voilà de retour sur le paddock du championnat de France Superbike pour la 2nde manche de la saison.

La 1ère épreuve de la saison fut enrichissante, même si les résultats n’étaient pas encore à la hauteur de mes espérances ni de celles de l’équipe. Pour l’instant je manque de roulage pour appréhender correctement ma monture et ses pneumatiques. Et ce n’est pas la météo du moment qui va m’aider puisque nos essais à Magny-Cours en début de semaine ont été écourtés après moins de 10 tours sur le sec et que ce week-end à Nogaro la météo s’annonce pluvieuse !

Vendredi, essais libres :
Les nuages sont bien présents mais ne déversent pas encore ce qu’ils contiennent, j’ai donc la chance de profiter d’une piste sèche pour entamer les 1ers tours de roue sur le circuit de Nogaro.

Je parviens de suite à me mettre dans un rythme correct. La moto se comporte bien et les pneus montent plus facilement en température qu’au Mans ! Ainsi je suis immédiatement parmi les 10 plus rapides.

Après 4 tours de mise en jambe, je rentre aux stands changer mon braquet car je le trouve trop long ce qui m’empêche de ressortir correctement des virages, la moto étant en sous régime. Certes utile, ce changement me perd plus de 10 minutes et ce n’est que pour quelques tours que je repars.

En 3 tours j’améliore mon chrono : 1’31’’7, cela me place à la 6ème place à plus de 2 secondes du leader. Ce n’est pas si mal d’autant que je n’ai pas pu réaliser beaucoup de tours…

L’après midi la météo nous joue un tour pas très sympa, au moment du début de séance une très légère pluie fait son apparition : tout juste assez pour rendre la piste grasse et piégeuse, mais pas suffisamment pour rouler en pneus pluie. Nous décidons donc de rester au box comme la plupart des pilotes.

Samedi, essais qualificatifs :
La piste est lors de cette séance bien mouillée. Je teste donc pour la 1ère fois les pneus pluie Michelin. Ils me mettent à l’aise immédiatement, ce qui me permet, après quelques tours d’adaptation de me hisser dans les 5 premiers. Mais l’humidité ambiante provoque l’apparition de buée dans mon casque et j’ai du mal à progresser en raison du manque de visibilité.
Je rentre plusieurs fois au stand et je suis contraint de réaliser mon meilleur tour dans mon 1er tour en sortant de la pitlane. J’obtiens un satisfaisant 6ème temps.

L’après midi la piste est séchante. Les temps vont donc certainement être meilleurs. Je pars en pneus pluie histoire d’assurer un chrono avant de passer un pneu arrière intermédiaire pour tenter de faire un bon chrono. Avec le pneu pluie je me place encore une fois aux alentours de la 6ème position avant de rentrer pour un changement de type de pneu arrière.

Il me reste plus de 15 minutes quand je reprends la piste, largement de quoi prendre la mesure de ce pneu. Mais j’ai beaucoup de pilotes devant moi. Seule la trajectoire étant sèche je prends mon temps afin d’effectuer mes dépassements sans risque. Mais à 8 minutes du terme de la séance, la pluie refait son apparition !

J’essaye de faire un dernier tour rapide avant que les conditions d’adhérence ne deviennent trop précaires, mais je suis gêné je ne parviens à améliorer que de quelques dixièmes de seconde. Je suis seulement 10ème de cette séance et c’est donc de la 4ème ligne que je m’élancerai pour les 2 courses de dimanche…

Je suis déçu car je sentais vraiment que j’avais le potentiel et la confiance pour me hisser sur la deuxième ligne…

Dimanche, les courses :
Course 1 :

Grâce au soleil qui a refait son apparition, la piste a eu le temps de sécher dans sa quasi intégralité, seules quelques tâches tenaces subsistant… La seule séance dans ces conditions lors de ce week-end remonte à la 1ère du Vendredi. Nous n’avons donc pas eu le temps ni de régler la moto ni de tester les pneus avec lesquels je pars en course. Tout ça coordonné avec le manque d’essais depuis le début de saison, c’est donc dans l’inconnu que je m’élance pour cette 1ère course de la journée !

Mon envol est plutôt bien réussi puisque je maintiens ma position, mais un pilote un peu optimiste dans son dépassement me pousse au 3ème virage et quelques places s’envolent. Je franchis le 1er tour en 13ème position.
Je commence par doubler mon coéquipier pour entamer ma remontée. Immédiatement je me rapproche des concurrents qui me précèdent. Bloqué un temps derrière Jonathan Hardt, je prépare mon attaque à l’accélération avant la ligne droite pour bien me placer à l’aspiration et lui faire le freinage.

2 tours après, j’opte pour la même stratégie afin de prendre l’avantage sur Dos Santos et me placer en 10ème position. Dans le tour suivant, je réalise 1’30’’6 et remonte à moins d’1,5s d’un groupe de 2 pilotes, Vincent Philppe et Denis Bouan. Mais je sens que mon pneu arrière dérive beaucoup à l’accél’.

Dès lors, les chevaux de ma monture deviennent délicats à calmer et je me manque plusieurs fois d’être envoyé au tapis lors de violents rodéos ! Contraint de baisser le rythme, je maintien cette 10ème position à l’arrivée avec des bras tétanisés à force de retenir les embardées de la moto.

Je suis un peu déçu, mais nous avions modifié le châssis par rapport à Vendredi matin et nous n’avions pu tester cette configuration sur piste sèche en raison de la météo. Ainsi même si la moto est efficace, ces réglages ont complètement détruits les pneus car ils n’étaient pas adaptés aux conditions d’adhérence. Dommage car mon meilleur chrono n’est qu’à 3 dixièmes de seconde du meilleur chrono de Matthieu Gines 4ème !

Course 2 :
Nous avons décidé pour cette après midi de revenir sur la base de réglage de la 1ère séance d’essais afin de ne plus détruire anormalement le pneu.

Lors du tour de mise en grille, je m’aperçois que le comportement n’est pas grandement modifié et je me prends à espérer entrer dans le top 5. Mais au départ du tour de chauffe la moto coupe alors que je suis en 2nde en pleine accélération !!! Je me mets à l’extérieur de la piste pour ne pas me faire percuter puis essaye de redémarrer.

La moto ne veut rien savoir ! Dans ma tête je me dis que ce doit être le capteur de chute qui s’est déclenché ! Mais bien que je coupe et rallume le contact, la moto ne repart pas. C’est là que je me souviens qu’il faut couper au moins 10s… Et 10s c’est long… Très long ! Enfin le moteur rugit et je reprends la piste. Mais je n’ai pas encore terminé le tour de chauffe que les autres sont déjà en grille et la direction de course me contraint à partir dernier…

Ça fait bizarre de partir de si loin… Les feux ont l’air tout petits… Mais à peine éteints je m’élance. Dans les 1ers virages, pas de quartier, je gagne au moins 5 ou 6 places… Mais il en reste encore plein…

Bien que plus rapide, je reste bloqué 3 tours derrière un groupe de pilotes en bagarre. Je perds un temps précieux avant de finalement passer à l’attaque !

Enfin en mode remontée, j’enchaîne les dépassements pour me retrouver dans les 20 premiers. Les autres pilotes sont loin, mais je remonte vite.

Je roule plus vite et plus régulier que le matin malgré les dépassements à effectuer. J’aperçois au loin mon coéquipier ainsi qu’Anthony Dos Santos et Claude Lucas. Une fois débarrassé de mon équipier au freinage de l’aviation, je fonds sur le pilote de la Yamaha que je prendrai au même endroit.

Claude Lucas, un peu plus rapide car lui-même en remontée sur un autre groupe de 3 pilotes est plus difficile à rattraper. Il me faut un peu plus de 2 tours pour me retrouver complètement dans son sillage. Immédiatement je prends sa position dans un enchaînement de virage.

Je suis maintenant 11ème et 3 pilotes devant moi sont encore à ma portée si je maintiens mon rythme. Mais il ne me reste que 3 tours et une légère pluie fait son apparition sur le circuit. Je ne peux maintenir mes chronos et décide d’assurer cette position. Je franchis donc la ligne juste en dehors du top 10. Encore une fois dommage, car en milieu de course, j’avais exactement le même rythme que les pilotes qui se battaient de la 3ème à la 7ème position.

Conclusion :
Comme au Mans les résultats bruts sont décevants. Mais les circonstances m’ont empêché d’avoir une moto adaptée au tracé en 1ère manche et après un super boulot de mon équipe, la moto était beaucoup plus en adéquation avec l’adhérence du bitume. Cela m’a permis de réaliser de bons chronos et une très belle remontée.

Le potentiel entrevu est tout de même très intéressant et j’ai hâte de faire encore mieux dans 4 semaines au Vigeant !

Merci à toute l’équipe d’UP RACING et MICHELIN pour leur investissement, ils ont tout fait pour que je me sente au mieux et que les résultats soient plus proches de nos attentes. Nul doute qu’en continuant ainsi, cela va payer ! 

Un grand merci également à tous nos partenaires : KAWASAKI, IXON, SKEED, SHOEI, GAERNE, TRANSPORT GAILLARD, YACCO, SEMC, TOURNAY DISTRIBUTION, MAGNY-COURS, AFAM, L’ECOLE DE LA PERFORMANCE, PFP RACING, GBR Racing, ROBBY, CAPIT.

Je vous donne rendez-vous le week-end du 27 Mai pour la 3ème épreuve du championnat de France Superbike au Vigeant.

Merci de votre Lecture.
Salutations sportives et amicales.

Sur info de Cédric TANGRE #23 en SBK

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