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le team Tecmas rentre du Mans frustré mais plein d’espoir

Teams / Pilotes

Superbike : Un week-end frustrant pour Mathieu Ginès

Cinquième chrono vendredi, lors de séances d’essais libres davantage consacrées au travail qu’à la recherche pure et dure de la performance, Mathieu  allait être  moins heureux  lors des qualifs du samedi. Une mise en régime délicate des pneumatiques l’envoya une première fois au tapis au Chemin aux bœufs. L’après-midi, il passa plus de temps au stand que sur la piste ou presque, toujours à la recherche des meilleurs réglages et de l’efficacité ; chutant encore au Garage vert ; la moto partant de l’avant à cause de pneus toujours un peu difficiles à mettre en température dans ces conditions. Préserver sa 8è place sur la grille dans ces conditions, c’était néanmoins un bel encouragement pour l’équipe berruyère dans un contexte de très haut niveau. Restait au pilote à trouver le feeling sur la 1000 comme il l’avait si bien en 600 Supersport…


Lors de la première course, en dépit d’un départ moyen, le protégé d’Hervé Moineau et Michel Augizeau assurait de belle façon en course. Malgré une piste froide, les Michelin avaient un bon grip et même si, sur la fin, il en perdait un peu sur l’arrière, Mathieu gérait au mieux la glisse pour préserver une bonne huitième place. Pour Mathieu, ne serait-ce que pour la confiance, il était important d’être à l’arrivée pas loin des meilleurs (Da Costa devant Gimbert), surtout après les chutes des essais. « Le grip, effectivement, était bon. Le moteur Honda aussi. Mon souci, aujourd’hui, est de bien faire fonctionner ensemble châssis, pneus et moteur. Sinon, j’y ai pris du plaisir et ça m’a mis en confiance pour  suite ».

« C’est un bon résultat » relevait Michel Augizeau. « Mathieu découvre la 1000 et il a besoin d’un temps d’adaptation. Le pilotage est bien différent de la 600. Mais il a montré qu’il avait le potentiel pour viser le podium. C’est à l’équipe, maintenant, de lui fournir la moto qui l’aidera à atteindre cet objectif. On manque de mise au point. Ce n’était que la seconde  fois qu’on roulait avec des Michelin de course… » 

Ce potentiel, Mathieu Gines le démontra encore lors de la deuxième course. Avec des pneus plus durs, mieux adaptés à une piste qui avait gagné quelques degrés, le pilote Tecmas était en embuscade juste derrière les meilleurs. Jusqu’à ce qu’une chute dans la chicane Dunlop ne vienne réduire ses efforts à néant dans le 9ème tour. Alors qu’il occupait la 8ème place. La poisse ! 

L’objectif était de terminer les courses, de ramener des points et de glaner un maximum d’informations pour mieux débrieffer et se rapprocher des meilleurs. Intrinsèquement, je suis tout près de ceux de devant et ça met en confiance pour la suite. La saison ne fait que commencer. Il faut continuer à bosser, en tenant compte des leçons du week-end,  pour faire évoluer la moto et ne plus se laisser piéger sur des détails. Mais il me faut encore un peu de temps. Je découvre la moto, le superbike. Même l’équipe technique est nouvelle… Mais c’est un super championnat et à Nogaro, ça devrait déjà aller mieux… »

600 Supersport : Enjolras en galère

 Week-end difficile en 600 Supersport pour Julien Enjolras. « J’ai ramé de bout en bout. Je n’étais pas venu pour ça… » lâche le nouveau pilote du team Tecmas Honda Michelin.

« Depuis le début on a des problèmes de mise au point moteur. On manque d’accélération. Douzième chrono aux essais qualifs, c’est une vraie déception. Pff… »

Et en course, ça n’a guère été plus brillant. Loin, très loin de Grégory Leblanc (Kawasaki-Pirelli), Julien Enjolras est allé à la chute dès le deuxième tour de la première course. « Mais là, c’est uniquement ma faute » admet-il sportivement. « En voulant rester au contact des motos plus puissantes, j’ai été un peu trop optimiste et la moto est partie de l’avant au virage du raccordement. J’aurais dû être plus patient. Dommage car malgré la piste froide (6° dimanche matin sur le circuit), les Michelin tenaient bien… Sinon, rien à dire sur le châssis, très sain, ni sur le freinage, très bon.  J’ai fait le douzième chrono en course (en deux tours seulement, ndlr), comme aux essais. Avec la moto actuelle, il sera difficile de faire mieux… » pestait le pilote, bien décidé malgré tout à aller chercher quelques points précieux lors de la deuxième course de l’après-midi. Ce qu’il fit avec panache.

O certes, ça n’a pas été facile, et ce, malgré une cartographie modifiée entre les deux courses. Encore très loin des furieux de devant et de l’intouchable Louis Bulle (Yamaha Pirelli), vainqueur devant Gregory Leblanc, Julien, avec une belle régularité et beaucoup de métier, réussit à accrocher une honnête dixième place, profitant de la chute d’Axel Maurin dans le dernier tour. « Mais c’est évident, quand on est officiel Honda et Michelin, on aspire à tout autre chose. La saison est loin d’être terminée et les choses ne pourront que s’améliorer. Au moins, j’ai pu accumuler les tours ; c’est déjà ça ! »

 A noter les bonnes places des pilotes de l’équipe Tecmas Berry Race team, Jimmy Sallaberry (16ème et 13ème) et Mathieu Chevrier (12ème et 14ème).

Correspondance spéciale Christian Ragot pour le team Tecmas